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Du théâtre audacieux au Festival
Juste pour rire
Le 5 mai, Serge Postigo célébrera son dixième anniversaire de pratique
du métier de comédien.
Le volet théâtre du Festival Juste pour rire, permettra aux festivaliers
d'assister à trois pièces audacieuses, éclatées, marginales, qui
ne laisseront personne indifférent l'été prochain. Du grand théâtre
avec d'excellents comédiens dont Marc Labrèche, Louise Marleau,
Serge Postigo, Nicole Leblanc, Geneviève Rioux pour ne nommer que
ceux-là.
Des pièces qui ont déjà enchanté le public québécois comme ce fut
le cas de Variations sur un temps de David Ives qui avait été présentée
au Théâtre de Quat'Sous en 1996, avec Marc Labrèche, époustouflant
dans l'un des principaux rôles. Il revient à la scène en compagnie
d'Élise Guilbault, Éric Forget, Anne Dorval, James Hyndman et Marika
Lhoumeau.
Labrèche n'était pas présent à la conférence de presse, hier, au
Musée Juste pour rire, mais le metteur en scène Pierre Bernard a
présenté les autres comédiens de la distribution ainsi que Frédéric
Blanchette, le co-metteur en scène qui a vainement tenté de nous
raconter cette comédie totalement absurde qui traite de l'amour,
du langage et de l'étrangeté. L'amour pendant une partie de mini-golf,
une variation sur la mort de Trotski, la musique de Philippe Glass
en mots et en bouche à la boulangerie...Vous voyez le genre. Cette
comédie de l'Américain David Ives sera présentée à la Maison Théâtre
à compter du 22 juin.
Les Monologues du vagin
Denise Filiatrault demeure fidèle au Festival Juste pour rire et
ose nous proposer cette année, une nouvelle mise en scène de la
fameuse pièce de Eve Ensler, déjà traduite en 22 langues, Les Monologues
du vagin sur la grande scène du théâtre Saint-Denis 2, rien de moins.
Sandra Dumaresq, Nicole Leblanc, Louise Marleau et Geneviève Rioux
viendront nous parler du... grand V. C'est ainsi qu'elle nous a
présenté la chose, hier. Et, fait étonnant, c'est Louise Marleau
qui signe la traduction.
« J'ai adoré, confie-t-elle, et il n'est pas impossible que je répète
l'expérience. Il faut croire que je vieillis et que, dans les prochaines
années, j'aurai moins envie de monter sur scène et de me défoncer
à chaque soir. En plus d'écrire, je ferai une première mise en scène
pour l'Opéra de Québec avec Manon de Massenet. Je ne me retire pas
de la scène, mais j'ai envie de vivre d'autres expériences. Il faut
dire que je suis allée à la limite de ce que je pouvais faire sur
scène dans Les Leçons de Maria Callas. Et je croyais bien avoir
mérité un Masque. » À mon avis, elle le méritait amplement après
avoir donné la plus belle performance de sa carrière.
Bon! Revenons à la reprise des Monologues du vagin, une pièce qui
avait été présentée à Montréal, il y a près de deux ans. Louise
Marleau en était. « À 10 jours de la présentation de la première,
on nous avait demandé de traduire la pièce. Cette fois, j'avais
tout mon temps pour le faire et on a ajouté des éléments nouveaux
», précise Louise Marleau qui a travaillé à la traduction de la
pièce dans sa nouvelle maison en Guadeloupe.
La troisième pièce du Festival Juste pour rire, Le Mystère d'Irma
Vep nous fera frissonner de rire, si j'ai bien compris. Cette oeuvre
gothico-ridiculo-kitsch de Charles.
Ludlam, mise en scène par Martin Faucher, nous raconte une histoire
d'horreur de série B où domestiques, loups-garous, fantômes, égyptologues,
nobles d'Angleterre se rencontrent dans un mystérieux manoir. Serge
Postigo et Éric Bernier interpréteront tous les rôles. On nous promet
d'ailleurs des métamorphoses quasi instantanées des comédiens et
des décors de sombres nuits d'orage qui ajoutent au caractère absurde
et rocambolesque de la pièce. Présentée au Théâtre National à compter
du 29 juin, Le Mystère d'Irma Vep, anagramme du mot vampire, pourrait
être la surprise de la 14e saison déjà du Théâtre du Festival Juste
pour rire.
Auteur: Jean Beaunoyer
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