Juste pour rire - Valérie Blais, la révélation
de l'année
La comédienne Valérie Blais est devenue hier la
révélation de l'année au Festival Juste pour
rire de Montréal, ce qui a tiré les larmes de Dominique
Michel, visiblement ravie et émue.
Il faut dire qu'elle lui a consacré trois heures par jour,
cinq jours par semaine, depuis le mois de mars pour mettre au point
Le Démon du midi, d'après la bande dessinée
de Florence Cestac, où Valérie Blais occupe la scène
toute seule.
Il y est question d'une rupture amoureuse et d'une percée
dans le marché de la séduction.
Pour Valérie, la performance est d'autant plus remarquable
qu'elle n'avais jamais dansé sur scène, ni chanté,
ni fait de stand up, même pas un tout petit numéro,
faisait remarquer Dominique Michel, avant la remise des trophées.
Pour Dominique Michel, il s'agissait aussi d'une première,
une première mise en scène.
«Je l'ai entraînée comme un boxeur. On a commencé
à répéter au mois de mars et en mai elle a
commencé à enchaîner. Trois heures par jour,
cinq jours par semaine. Elle a beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé.
À certains moments, elle était découragée»,
a raconté Mme Michel.
Jusqu'à la dernière minute, Dominique Michel a procuré
des conseils à Valérie Blais. «Quand j'ai appris
qu'elle était en nomination, je lui ai dit de préparer
quelque chose à dire, au cas où... »
Drôle de mystère
Le trophée pour le spectacle le plus hilarant a été
décerné à l'équipe du Mystère
d'Irma Vep, joué par les comédiens Serge Postigo et
Éric Bernier et mis en scène par Martin Faucher. Il
y a des supplémentaires jusqu'au 14 août et fort probablement
par la suite.
Le volet théâtre du festival comportait deux autres
pièces. Variations sur un temps, de David Ives, que le public
apprécie mais qui ne peut être prolongée parce
que les comédiens ne sont pas disponibles. Il y a en outre
Les Monologues du vagin, dont la mise en scène a été
assurée par Denise Filiatrault, qui est déjà
en supplémentaire.
Ces succès théâtraux ravissent au plus haut
point la vice-présidente du Groupe Juste pour rire, Lucie
Rozon. «On dit que le théâtre va mal à
Montréal. On a eu trois pièces et ce fut trois triomphes».
Faut-il s'attendre à ce que le volet théâtre
se déploie davantage lors de la saison prochaine ? «Je
suis touchée de voir que le théâtre puisse attirer
autant de gens. Il est clair que les gens en veulent», s'est-elle
limitée à dire.
Auteur: Sonia Sarfati.
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