Un mot sur... Serge Postigo.
On parle beaucoup de lui en ce moment. À cause de son MétroStar
oui, mais à cause surtout de 4 et demi, le meilleur certainement
des téléromans diffusés à la SRC; et
ailleurs. Le meilleur pour toutes sortes de raisons: une écriture
éveillée, un langage ancré dans la réalité,
une fraîcheur et une dose d'humour jamais trop appuyées,
des personnages que les auteurs Lussier et Poirier ont su rendre
attachants et une qualité d'interprétation.
Je voudrais juste filer un message à Postigo qui quitte l'émission.
Son personnage de François Dion va me manquer. À moi
et à d'autres aussi. J'appréciais tout particulièrement
la liberté qu'il a su lui inculquer.
Et pendant que j'y suis, un message aussi à Radio-Canada
et à ses lumineux patrons qui n'ont pas voulu sortir leur
fric et lui verser un salaire équitable, voir équivalent
au moins à celui de ses camarades. Vous venez de faire une
bêtise. Parce que ce personnage d'abord secondaire, grâce
à l'interprétation de Postigo, a pris au fil du temps
une importance de premier plan. Un peu comme il y a quelques années
Gilbert Sicotte avait réussi à faire de Jean-Paul
Belleau une figure incontournable de la télé. Lui
couper les ailes aujourd'hui, c'est de la connerie. C'est à
se demander si les dirigeants de cette boite écoutent de
temps en temps leur propre télévision.
Auteur: Franco Nuovo Journal de Montréal
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